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La cité des "Chazaloux"

Il existe plusieurs villages, dans le Puy de Dôme, qui sont constitués de cabanes en pierres sèches. Un de ces hameaux oubliés se situe prés du village de Bannières, il porte le nom de "Chazaloux".
Au siècle dernier les archéologues s'interrogeaient sur l'âge de ces ruines, formées de quatre murs, sans fenêtre, ni cheminée et dont les pierres étaient grossièrement taillées. Pour certains elles remonteraient à l'époque mérovingienne, pour d'autres au temps des gaulois.... Ces éboulis, carrés, parfois rectangulaires de de plusieurs mètres de longueur, s'étendent sur une surface d'environ 1 hectare, et seraient entourés d'un mur d'enceinte. D'après des textes anciens (testaments, actes de vente), il est probable que cette cité daterait du Moyen-âge. Habitée par plusieurs dizaines de personnes, on y a retrouvé des restes de poteries, des clés, des couteaux, des pièces de monnaie datant du XIII ème siècle.

Plusieurs villages datant de cette époque ont été recensés dans la chaîne des Puys. Ils semblent avoir été déserté rapidement (outils trouvés sur place) à cause de la famine, de la peste, où de la guerre. Au XVI ème siècle, le nom de "Viale Vielhe"semble avoir été abandonné pour être rebaptisé "Chazaloux" par les paysans des environs. Chazaloux signifierait constructions en ruines.

Dans le département de la Lozère, il existe des petites habitations isolées, construites en pierres sèches, sans fenêtre ni cheminée, que l'on appellent des "Chazelles". CHAZELLES...CHAZALOUX ?
CHAZAL est un vieux mot français qui signifie ruines.

 

Cheire de Côme...chair de poule !

A l'ouest de la chaîne des Puys, entre Pontgibaud et le village de Bannières, se trouvent des coulées volcaniques qui portent le nom de "Cheires". Ce sont des enchevêtrements de blocs rocheux, très inégaux, recouverts d'arbres rachitiques, de résineux, de broussailles, que le touriste découvre au fur et à mesure de sa promenade

La cheire du puy de Côme en est un exemple frappant.

En pleine saison estivale, là où le thermomètre affiche les 25 degrés, il existe des trous en forme d'entonnoirs, profond de plusieurs mètres, où la température au fond des cavités n'excède pas les O degrés. Ce sont les "trous de glace".

Ce phénomène extraordinaire, lors des fortes chaleurs, serait du à la remontée d'eau par capillarité (courant d'air froid circulant dans des tunnels proche du sol).L'évaporation provoquerait un refroidissement allant jusqu'au gel. D'après une étude de 1982, celle-ci conclurait à un décalage de saison dans les cavités par rapport aux saisons normales.

Pour le voyageur novice, en quête de fraîcheur, il serait dangereux de s'y aventurer seul. Il n'existe aucun panneau indicateur, de plus, l'inversion du champ magnétique ne permettrait pas de se diriger à l'aide d"une boussole.

Une chose est sure, tout comme l'éclipse, aucun cri d'oiseau ne se fait entendre. Les habitants des environs connaissent bien ces "trous de glace".
Au XIX ème siècle, ils les utilisaient pour la conservation et l'affinage des fromages "bleus de Pontgibaud".

Il y a cinquante ans, certains habitants, pioche et marteau en main, allaient recueillir des blocs de glaçons pour leur usage domestique.

 

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